Le cumul emploi-retraite


Dans quelques semaines, vous serez enfin à la retraite. Cependant, vous n’avez pas envie que votre vie tourne uniquement autour de vos loisirs. C’est pourquoi vous songez déjà à continuer le travail, quelques heures par semaine. Mais vous ne savez pas forcément si c’est possible ! Rassurez-vous : cette possibilité existe, c’est ce que l’on appelle le cumul emploi-retraite !

Le cumul emploi-retraite : une solution pour rester actif !

Le cumul emploi-retraite fonctionne de la façon suivante : une fois les retraites liquidées et le contrat de travail rompu, il est possible de recommencer une activité professionnelle en CDI, en CDD, en intérim ou même en micro-entreprise. Plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Le cumul intégral, aussi appelé illimité : dans ce cas, vous avez fait valoir l’ensemble de vos droits retraite à l’âge légal ou plus tard. Et vous bénéficiez d’une pension à taux plein. Les revenus que vous obtiendrez grâce à votre nouvelle activité professionnelle peuvent s’ajouter sans aucun plafond à vos pensions de retraite.
  • Le cumul partiel, aussi appelé limité : si vous avez choisi la retraite anticipée ou si vous avez liquidé vos droits retraite après l’âge légal, mais pas à taux plein. Dans ce cas, vous ne pourrez pas dépasser un certain plafond, au risque de voir vos pensions réduites.

Alors, quelle solution vous correspond le mieux ?

Le cumul retraite et emploi

Attention aux plafonds de cumul

Vous allez devoir opter pour un cumul partiel ? Dans ce cas, nous vous conseillons de vérifier dès à présent les plafonds à ne pas dépasser pour continuer à toucher vos pensions à taux plein.

Par exemple, un salarié du secteur privé doit respecter les plafonds suivants : la moyenne de tous les salaires bruts soumis à la CSG perçus au cours des 3 derniers mois d’activité Ou 160% du montant du SMIC en vigueur. Le montant qui est le plus favorable est pris en compte.

En profession libérale, le cumul est différent. En effet, vous ne pourrez pas excéder le plafond annuel de la Sécurité Sociale. En 2016, le plafond était donc de 38 616 euros.

Pour un fonctionnaire, le tiers du montant annuel brut des pensions, majoré de 6941,40 euros, ne peut pas être dépassé.

Nous vous conseillons donc de calculer votre plafond en fonction de votre situation professionnelle.